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Devoxx 2022 : retour sur la 10e édition !

Découvrez le retour de Youssef sur la 10ème édition du Devoxx


Youssef Zerhouni Abdou, développeur C#, a participé à la 10e édition du salon Devoxx du 20 au 22 avril.

 

Parmi les conférences auxquelles Youssef a assisté, il y a :

Slow.tech : il est urgent de hacker le système !

Cette conférence avait pour objectif de sensibiliser les développeurs au réchauffement climatique. Le conférencier, fondateur de Green IT, a expliqué l’approche Slow tech, consistant à utiliser les ordinateurs de manière plus responsable tout en réduisant le temps passé dessus.

Quelques exemples concrets :

  • Remplacer l’envoi d’un email, par l’envoie d’un SMS (consommant beaucoup moins de ressources)
  • Designer des interfaces plus concises avec moins de transitions (moins d’appels)
  • Concevoir des programmes qui durent dans le temps 

D’autres initiatives existent, pour et par des développeurs, afin de réduire l’impact des produits sur l’environnement.

 

Cloud public, mais données privées !

Cette conférence avait pour objectif de promouvoir un produit qui s’occupe de fragmenter les données, en chiffrer chacun des fragments et de les sauvegarder dans différents clouds avec un fragment de parité en plus.

Cette solution répond au constat suivant : les entreprises ont des données que selon le pays, le secteur, et la sensibilité, on doit stocker différemment. La solution de stockage la plus pratique est le cloud, permettant une très grande flexibilité au niveau du prix, de la taille, de la redondance, de l’accessibilité et du lieu de stockage. Seulement, plusieurs fuites de données ainsi que des outages majeurs de plus en plus fréquents, même chez les gros acteurs du cloud (27 outages critiques pour AWS en 2021), ont été constatés.

 

Coder pour l’Éternité, comprendre le développement sur la blockchain Ethereum

Cette conférence avait pour objectif de comprendre le développement sur la blockchain Ethereum.

Créé en 2014 (conception en 2013), l’Ethereum n’a pas été conçu à l’origine comme une monnaie mais plutôt comme des frais pour accéder à un super-ordinateur distribué. Cette distinction est juridiquement importante pour le créateur.

 

De nombreuses notions ont été définies et expliquées :

La blockchain n’est pas une chaîne mais un arbre : un arbre de Merkle plus spécifiquement.

Un bloc est composé d’un ensemble de transactions.

Une transaction est une instruction produite d’un compte (par exemple, envoyer 2 Eth du compte A vers B).

Tout changement dans la blockchain est permanent, c’est un point très important qui fait la force des blockchain. C’est-à-dire qu’en cas de bloc ou code défaillant, il y a un risque de corrompre toute la chaîne. Cela s’est déjà produit lors des débuts de l’Ethereum, toute la chaîne a dû être hard forker.

Le minage est le fait d’ajouter un bloc à la chaîne. Pour ce faire, le mineur choisit les transactions à miner, les regroupe dans un bloc, valide chacune des transactions puis produit un certificat, enfin il broadcast le nouveau bloc au reste du réseau.

Les frais sont composés en deux types : le Gas, qui est le coût de l’exécution de la transaction et les Fees qui sont une sorte de pot de vin donné au mineur pour prioriser le mining du bloc. Ainsi, le mineur cherchera toujours à maximiser son gain en choisissant les transactions les plus rentables à valider.

 

Les smart contracts sont des bouts de code stockés dans la blockchain. Ce sont des comptes autonomes (non contrôlés par des utilisateurs), c’est-à-dire que pour interagir avec, il faut leur envoyer des transactions.

Les langages de programmation les plus utilisés des smart contracts sont Solidity et Vyper.

Ils sont exécutés dans un environnement cloisonné appelé EVM, Ethereum Virtual Machine. 

Une idée reçue est qu’on peut faire appel aux APIs pour avoir accès à des données d’internet depuis les smart contracts, ce qui est faux. Pour avoir accès au monde extérieur, il faut passer par des oracles.


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